IVe Corps d'Armée Français

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Inspecteur Général Aux Armées
Inspecteur Général Aux Armées
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Régiment: Commandement Général
Posted: January 2, 2014, 6:31 pm 

La forêt bruissait sous les rafales de vent, les feuilles vire-voltaient et la nature vivait au rythme des chants des oiseaux et au sons des insectes filant de part et d'autre du chemin scindant en deux la forêt. Plus loin, au bout du chemin, le bruit des sabots des chevaux résonnaient, accompagné par le cliquetis des armures des hommes qui les montaient.

Les cavaliers avancés à un rythme lent et régulier, ils étaient trois, un devant, un au centre et un à l'arrière, fermant la marche. Le premier était similaire au dernier, il portait une cotte de maille allant de la tête jusqu'aux chausses, sur laquelle reposait un tabard de couleur verte, une épée dans un fourreau armait son flanc droit et un bouclier était attaché à l'arrière-train de sa monture.
L'homme au centre n'avait pas le même apparat, il ne possédait que de vêtement en guise de protection, mais possédait lui aussi une épée, plus courte que celle de ses compagnons mais tout aussi mortelle. Cet homme semblait être de noble naissance, il était richement vêtu et un pendentif doré et orné de quelque joailleries pendait à son cou. Il s'agissait très probablement d'un seigneur parcourant ses terres ou en partance pour quelque festivité chez un seigneur voisin. Dans tout les cas, il semblait avoir besoin de gardes pour se déplacer sur ce chemin.



Un autre cavalier vint briser l'harmonie ambiante par son fougueux galop en direction des trois hommes, les deux hommes armés sortirent leurs lames et les firent crisser en les sortant de leur fourreau.
Le premier homme des trois dit:
"Halte! Révélez vos intentions ou je vous saigne comme un porc!"

Après avoir stoppé sa monture à quelques mètres des trois hommes et calmé celle-ci par une petite tape, il révéla ses intentions et son identité:
"Salutation, nobles guerriers, je viens rendre visite à mon cher amis, l'homme que vous escortez. Je serais prêt à parier qu'il ne serait capable de me reconnaître après tant d'années passés dans son château à cuisser ses domestiques et châtier ses sujets!
-Tu te trompe, mon ami, je me souviens d'un homme qui vous est semblable en quelques points, si ce n'est celui d'être aussi imprudent. Venir ainsi, au galop et insulter un homme de noble rang, ne lui ressemblait guère à l'époque où je l'ai connus.
-Alors ainsi, allez vous demander ma mise à mort sur le champs, sur ce chemin et traîner ma dépouille dans un quelconque fossé indigne de n'importe quel homme? N'avez vous point de cœur?
-Bien sûr que si, Henri, mon cœur est pur et miséricordieux comme celui de notre mère à tous, Jeanne la Prophétesse, approchez mon amis et vous, gardes, rangez vos fers!

Le quatrième cavalier, connu sous le nom d'Henri d'Entrecieux, ordonna à son cheval d'approcher du noble homme au centre du groupe, désormais assez proche l'un et l'autre, ils s'embrassèrent amicalement et s'échangèrent quelques civilités.

Le nouveau compagnon se joignit donc au groupe et durant cette marche, il se décida enfin à transmettre son message qu'il devait apporter avec vitesse:
"Charles, tu as probablement déjà deviné la raison de mon arrivé impromptue. L'Empereur souhaite, exige ton assujettissement, que tu prête enfin serment de le servir. Il en va de la stabilité de l'Empire et du continent, et tu sais que refuser les exigences de son suzerain légitime peut ton rang, ou pire, ta vie. Je te demande, en tant qu'ami, de te rendre ,expressément, à la capitale.

Côte à côte les deux hommes avançaient au centre du groupe, le noble homme nommé Charles d'Ilésie se grattait sa fine barbe afin de l'aider dans sa réflexion, puis répondit:
"Si l'Empereur croit que les prétendants se calmeront en me voyant me soumettre à son autorité, il se trompe. Tout les princes me voient comme héritier légitime du trône impérial, ma famille à fondée cet Empire et les "Pont-aiguë" sont des usurpateurs à leurs yeux. Donc, non je ne prêterais pas serment devant cet homme incapable et faible.

-Mon ami, je crois que tu fais erreur, si tu ne te soumet pas la guerre civile va frapper notre pays et les barbares voisins en profiteront pour frapper. Tu provoqueras la chute de l'édifice de ta famille, tu perdras ton héritage.

-Mensonge! Nous savons tout deux que dans les deux situations que je choisis, je perd mes prétentions, mon héritage, mon honneur et ma famille! Si je me soumet, cela signifiera que je reconnais l'Empereur comme héritier légitime de l'Empire de ma famille et je perdrais toute légitimité aux yeux de tous et aux miens. Et si je ne le fais pas, l'Empereur ne pourra que me condamner de traîtrise envers la couronne et enverra ses hommes assiéger mes places fortes. Mais je préserverais mes revendications, le soutien des princes et mon honneur!
Il n'y a qu'une seule voie qui s'offre à moi: celle de la guerre!

-Mon ami, tu cours à ta perte, rappelle toi les écritures saintes, les fils de Notre-Mère-à-Tous ont payés cher leur traîtrise, le blé avait pourrit, les nouveaux-nés mourraient dans leur couche et les hommes devenaient faibles. Si tu choisis cette voie tu subiras la même fin qu'eux et je ne le souhaite pas. Ecoute la voix de la raison, le conseil de ton ami, rend toi à la capitale et prête serment, ne serait-ce que pour calmer les esprits échauffés.

-Non, mon ami, comme je l'ai dis: l'honneur et l'héritage de ma famille est en jeu et je ne saurais les perdre tout deux.
Je te laisse le choix de te joindre à moi, je vais rendre visite à quelques princes fidèles à mon défunt père, nous organiserons notre combat contre "l'Usurpateur", joins-toi à moi ou pars servir ce misérable roitelet.


-Je suis déçus que tu choisisse d'ignorer la voix de la raison, tu perdras cette guerre. Mais maintenant, je m'en vais servir l'homme qui me semble encore saint d'esprit. Adieu mon ami, nous nous retrouverons sur le champs de bataille."

Le quatrième cavalier partit au galop dans la direction opposée de celle du groupe, qui arrivait vers une forteresse taillée dans la roche d'une falaise. Le premier qui ouvrait la marche annonça:
"Le Fort-Noir", domaine du duc Hlodowig Théodel.





Voilà un autre petit RP, je sais que j'en démarre beaucoup mais ne vous inquiétez pas, ils sont tous plus ou moins liés.
Vous saurez pourquoi. :happysmile:

Demain la suite et un bond dans le temps! (pour passer aux choses sérieuses et faire entrer notre personnage principal.)

Par Furix

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