IVe Corps d'Armée Français

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Inspecteur Général Aux Armées
Inspecteur Général Aux Armées
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Régiment: Commandement Général
Posted: January 2, 2014, 6:57 pm 

Voilà ça fais des mois que j'avais promis un rp digne de ce nom alors voilà, je m'y suis mis :) Chaque ligne signifie un nouvelle page. J'espère que vous apprécierez :ok:






Journal d'un Conscrit





Post-Scriptum: Je ne vais ni vous conter une histoire, ni vous en inventer une. Ce que je vais vous raconter ici n'est pas issu de l'imagination d'un homme, mais c'est l'histoire d'un homme, la manière dont il a vu les choses mais le plus important, ce qu'il a pu observé: les triomphes qu'il a admiré mais aussi les horreurs qu'il a du subir. Cette histoire, c'est celle d'un soldat, d'un cavalier mais surtout d'un hussard. Cette histoire n'es commune a aucune autre, elle m'est unique, bien que je l'aie partagée avec des dizaines de personnes durant bien longtemps.


C'est l'histoire d'un helvète, d'un hussard mais par dessus tout, d'un homme qui a gagné le droit de survivre...






Prologue
25 Décembre 1804


Ca y est. Le jour tant redouté va arriver. La contribution de Genève aux contingents helvète qui vont devoir se former pour rejoindre la prochaine campagne prévu par cet "Empereur des français" contre les autres puissances monarchique d'Europe. Je ne vois pas pourquoi cette espèce de fou veut repartir en guerre alors que la paix est de rigueur en se moment. Je veux bien que je ne soit pas un génie militaire, mais pourquoi veut il autant repartir en guerre contre les plus grande puissance d'Europe ? C'est perdu d'avance: comment voudrait on pouvoir affronter seul les 4 plus grandes puissances du monde ! Sur mer, la Grande-Bretagne a le contrôle et est protégée par la Manche. Sur terre, la Prusse et l'Autriche forme un bloc des plus massif malgré leur récentes défaites et la Russie a le soutien de centaines de milliers d'hommes venant de tout son très large territoire ! La France n'a aucune chance même si "l'Empereur" est un si génial stratège, pour moi c'est réglé d'avance et il soutire bien trop d'homme à ce pays qu'il a lui même aidé a fonder !

Je n'ai aucune intentions de m'engager, mais connaissant mes parents, il vont sans aucun doute me forcer a me joindre au contingent pour "la gloire de la patrie". Je souhaite ardemment faire la gloire de ma patrie, mais pas en faisant couler le sang d'autrui et surtout pas le mien d'ailleurs ! Mourir pour la patrie c'est quelque chose de très bien, mais je ne vois pas en quoi on peut aller gagner l'honneur de la guerre et une mort de guerrier alors que ceux contre qui je devrais aller me battre n'ont rien contre moi, je n'ai rien contre eux et pourtant, l'on devrait aller s'entre tuer par le bon vouloir de personnes que l'on n'a jamais vu, que l'on ne verra probablement jamais ainsi que pour "gagner la gloire de sa patrie"... en tuant ? Je n'y vois pas la gloire. Je ne vois rien et ne veux rien voir à un pays qui fait sa gloire dans le sang des autres et surtout dans le sang des siens. Malheureusement, je crains de ne pas avoir le choix lorsque l'heure arrivera. J'espère que je pourrais m'y soustraire, mais je ne me fais pas trop d'illusions tant les recruteur en font fi. Tout ce qui les intéresse c'est de nous envoyer à la mort et de toucher leurs pécule après avoir "fait leur devoir"...


...pour la gloire de la patrie




j'espère que cette introduction vous a plus, et si c'est le cas, je m'attellerais à penser à la suite :)
Et désolé pour les quelques faute d'accords :yes:

Voici la très paradoxale partie 2 qui est en fait le chapitre 1 de l'aventure de ce conscrit dans l'univers terrible de la guerre. Enjoy :banner:




Chapitre 1

Une journée inoubliable
26 Décembre 1804



J'enrage ! Comment ont ils osé faire un coup pareil ! Je suis si en colère que je manque de trouer la page de ce journal à l'heure où j'écris ! Je n'ose vous raconter la fureur qui m'habite, mais je vais vous en conter la raison.

Le 26 Décembre était le jour où la conscription devait avoir lieu. J'avais prévu de partir de Genève le temps qu'il fallait pour que j'échappe au recrutement et me faire oublier par mes parents et l'administration et revenir tranquillement ni vu ni connu. Malheureusement, la seul chose qui ne devait pas arriver arriva. Depuis que la République doit fournir des contingent, ils ont toujours procédé de la même façon: arrivée des recruteurs sur le coup de onze heure pour qu'ils puise profiter du déjeuner et a 13 heure pétante, la cloche de la cathédrale sonnait le rassemblement pour la levé en masse. Ce qui est donc arrivé est la pire chose qui pouvait se produire, un événement qui nous a tous surpris (je dit nous car nous étions plusieurs à devoir partir en escapade) : les recruteurs ont opéré une innovation et sont arrivé pour le petit-déjeuné... Les recruteurs sont arrivé aux aurores de la journée, lorsque tout le monde dormaient, les cloches ont donc sonnée et des gardes avaient été placé au sortie de la ville en plus de la garde habituelle sur les remparts. Tout les jeunes gens apte a servir la garde était donc rassemblé sur la grand place pour l'examination de la capacité au combat. Les invalides ainsi que ceux qui souffraient d'une maladie les empêchant de se battre (lèpre ou autres) furent renvoyé chez eux et les autres (moi y compris) durent resté là pour entrer leur nom dans le registre de conscription. Certain marquèrent un faux nom pour pouvoir filer à l'anglaise si l'occasion se présentait, mais moi je désirais être sur que mes parents pourraient être informé de mon sort et pouvoir s'en vouloir d'avoir tant attendu que je puisse mener ma famille vers la gloire par les armes.

Cette formalité effectuée, nous avons été séparé en deux groupes: ceux ayant du sang noble dans les veine et les autres. Malgré le fait que ma famille fut assez aisée, je fut placé avec la classe plus populaire, comme beaucoup d'autre de familles dont les coffres étaient plutôt bien portant. Les "nobles" durent signer un autre document dont j'ignore la nature, mais qui avait surement un rapport avec leur sang bleu et les antécédents de leurs ancêtres. Ceci fait, un capitaine temporaire fut choisit parmi le groupe des "nobles", le tout un peu au hasard je pense, et nous fument conduit vers l'arsenal pour y être habillé et équipé. Alors que je m'équipais, le recruteur vint me voir, et me donna un uniforme qu'il demanda de mettre à la place de celui de soldat que je commençais à enfiler.
Je partis me changer, sortit, l'on me donna un mousquet et nous retournâmes sur la place pour un entrainement rapide à la discipline, la marche et le tir en ligne. Les recruteurs nous dirent que nous recevrions un entrainement complet lorsque nous arriverions au camps de l'armée que nous devions rejoindre. Alors que nous nous apprêtions à partir, que nous nous mettions en formation, un des recruteur m'attrapa par l'épaule, me prit mon mousquet, me tendit le drapeau de notre régiment, arborant la croix blanche de la république (que je trouve bien plus imposant que celui tri-colore que Napoléon nous avait imposé), me le tendit et me dit
"Bonne marche sergent. Essayez de nous revenir en un seul morceau". J'ignorais si Dieu lui même opérait contre moi pour que cette journée me paraisse aussi horrible, mais si ce n'était pas lui, ça n'en était pas loin.




Je partis me mettre a l'avant avec notre capitaine de fortune et nous débutâmes notre marche vers le point de rendez-vous avec les contingent venant de Vaud, de Neuchâtel et du Jura où nous devions être vers 15 heure pour commencer notre marche jusqu'au camps de l'armée que nous devions rejoindre qui se trouvait en Alsace, aux frontières de la Prusse occidentale. Nous avions rendez vous au frontière de la ville de Colmar pour laquelle nous partîmes au pas de charge. Après plusieurs heures de marche intensive, nous fîmes un pause à l'est de Mulhouse car nous étions très en avance sur l'horaire. Malgré le fait que nous ayons dit au capitaine que nous étions extrêmement près des frontières prussiennes et que des patrouilles pouvait rôder dans la zone, nous étions trop fatigué pour refuser une pause et un semblant de siège. Après une demi heure de repos ainsi que de senteurs de sueur assez violentes pour les narines, nous reprîmes notre route vers le nord, en marche simple cette fois-ci et ce après la protestation assez explicite de 149 personnes contre une. Alors que nous approchions de notre objectif, nous étions seulement à une quinzaine de kilomètres du point de rendez-vous, nous entendîmes un tambour, mais un tambour que nous ne connaissions pas. Le capitaine envoya 2 hommes pour déterminer de qui il s'agissait. Ces deux hommes nous revinrent en courant et hurlèrent à notre capitaine qu'il s'agissait d'un régiment prussien, qu'ils avaient été repéré lors de leurs repérage et que l'ennemi était très probablement à leur poursuite. Le capitaine commença à tourner sur lui même, probablement pour essayer de trouver une position qui nous permettrait d'avoir un avantage pour notre premier combat.

Une fois en position, nous attendîmes que l'ennemi apparaisse en fasse de notre position, ce que nous avions pu estimer au bruit approchant de tambour. Quelques instants plus tard, nous vîmes apparaître la pointe d'un drapeau. Un drapeau représentant un aigle noir sur fond blanc. Les prussiens savaient parfaitement que nous étions sur territoire français pour y rejoindre une armée plus importante vu notre statut de mercenaires. C'est le bruit de la première salve qui nous fut envoyée qui me sortit de ma réflexion. J'entendis siffler les balles et je vis tomber de jeunes gens que je ne connaissait pas et d'autre oui mais ce qui me frappa le plus, c'est le sang qui gicla de cette première slave: voir ainsi la vie fuir ainsi du corps de ceux qu'elle avait habité durant tant d'année, surtout pour la première fois, est un souvenir qui restera à jamais gravé dans ma mémoire. La réplique partit et je vis tomber les prussiens tout comme ceux qui se tenaient debout à mes côté quelques secondes auparavant. J'avais honte. Je me savais un peu privilégié par rapport à mes camarades car les honneurs du combat voulaient qu'un drapeau soit prix sur le corps encore chaud de son porteur fraîchement tué (notez le paradoxe :noel: ) alors j'imaginais que l'on me visais moins, que j'avais moins de chance de tomber par une balle. La raison qui fait que je peut écrire ceci après cette journée montre que je n'avais pas tord, mais que j'ai aussi eu de la chance dans la mêlée. Je me défendis comme je pu avec l'épée que l'on m'avait remise avant notre départ de Genève et survécu à la première charge. Je ne pu tuer personne, mais j'ai pu en voir mourir assez pour considérer que l'un d'eux m'aie prit pour son meurtrier. Le combat tournais à notre désavantage quand, ayant entendu les cris est les coups, le reste du contingent arriva en trombe pour nous prêter main forte et les prussiens finir par s'enfuir, emportant leur chef sur leurs épaule et leur drapeau dans leurs bras.

Ceci à conclu mon premier combat et le début de ma vie militaire. Nous continuâmes donc notre route, emportant les morts et les blessés vers la ville pour qu'ils puissent être enterrés et soignés.

Je venais de vivre la première journée d'un conscrit...


...le quotidien d'un soldat





Après un long (d'accord, très long) moment sans nouveau chapitre, voici le Chapitre 2 de mon rp. J'esperes que vous apprécierez :ok:





Chapitre 2

Un nouveau Départ

27 Décembre 1804



Je crois que de toute ma vie, je ne me suis jamais senti aussi mal qu’aujourd’hui. Je n’ai pas dormis de la nuit que j’ai passée à aider les infirmiers de fortune que la ville de Colmar à bien voulu nous céder. Je me souvient des cris des blessés qui résonnent encore dans ma tête en cette fin de journée, où je continu à décrire mon chemin. Je me souvient parfaitement de la ville de Colmar, qui m’a laissé un souvenir totalement paradoxale, scindé entre une ville magnifique, où l’architecture des maisons m’aurais fait rêvé d’en acheter une, et un hôpital de campagne improvisé dans une grange que la ville nous avait désigné comme étant « Le seul bâtiment disponible pour des gens comme vous ». J’ignore toujours comment il fallait prendre cette phrase, mais nous n’avions pas le choix, et y avons transporté nos blessés. La ville avait eu la « bonté » de nous envoyer 3, soit disant, chirurgiens expérimentés qui nous ont aidé à sauver le maximum de vie, lors de cette froide nuit de décembre. Sur les 150 que nous étions au départ de Genève, 17 avaient été tué lors de la bataille, et 30 furent blessés. A la fin de cette nuit de cris et de douleur, 14 des 30 blessés prirent la voix de la fin de leurs carrières militaires, couchés sur un drap posé à même le sol. Malgré cette nuit blanche, je me sent tout de même fière d’avoir pu sauver la vie de certaines personnes, et ainsi avoir lavé certains péchés que j’aurais pu commettre jusqu’ici, mais je me sens également coupable de les forcer à poursuivre leurs calvaire dans cette guerre qui n’est pas la notre.
Au petit matin, les chirurgiens hurlaient au
« pillage de cadavres ! » lorsqu’ils nous virent récupérer les anneaux d’or aux doigts de nos défunts camarades, mais ils ne comprennent rien. Sur une terre qui n’est pas la notre, mais qui pourtant en est si proche, un devoir si simple et si innocent que celui de ramener la mort d’un fils et parfois, d’un mari et d’un père, à une mère où une épouse et des enfants. Seuls les français sont capable de ne pas voir ici la marque des traditions des autres car ils s’impliquent à imposer les leurs aux hommes. Peux importe leur opinions car, depuis que les suisses fournissent des mercenaires, soit depuis l’époque où la France n’était encore qu’un petit royaume perdu au coin de l’Europe, rien ne les a empêché de rapporter le plus triste des message là où il doit être donné.

Après un maigre repas, une dernière prière et un dernier adieu au cimetière militaire, nous repartîmes vers le camp d’entrainement, situé à une vingtaine de kilomètre au nord de la ville. Le voyage se passa sans anicroches, mis à part le passage de quelques cigognes, ayant eu l’idée de déféquer sur l’avant de notre régiment, aux environs de ma position. Je pus éviter de salir mon uniforme, à l’inverse de mon capitaine qui n’eu pas cette chance et que l’on entendit durant plusieurs minutes vociférer contre toutes les espèces d’oiseaux du monde et maudissant celui qui les avait doté d’ailes. Nous arrivâmes au camp d’entrainement aux alentours de 15 heures. Le camp était en réalité une sorte de fort, qui semblait être une base de ravitaillement pour la logistique de l’armée que nous aurions à rejoindre. Peut avant d’entrer dans le fort, j’aperçu les drapeaux des contingents qui nous étaient venus en aide durant notre affrontement avec les prussiens, quelque heures auparavant. En entrant dans le périmètre du fort, un soldat nous arrêta et fit entrer les différents capitaines des contingents, probablement pour qu’ils s’entretiennent avec le général. Une demie heures plus tard environs, nous fûmes tous invité à entrer dans le fort pour recevoir notre entrainement, entre guillemets, complet.
L’entrainement dura jusqu'à 18 heures, selon les cloches du village qui se trouve à proximité. C’est à ce moment là que ce produisit un événement qui allait changer radicalement ma destinée. L’on vit arrivé en trombe à l’entrée du fort un régiment de cavalerie, qui semblait avoir également bataillé avant d’arriver. Je fus extrêmement impressionné par leurs carrures et, surtout, par la forme de leurs chevaux, qui semblaient en pleine forme malgré leur cavalcade à pleine vitesse sur plusieurs kilomètres, selon ce qui me fut raconté. Un garde posté non loin, remarquant mes yeux brillants et ma bouche bée, s’approcha de moi et me dit :
« Tu vois ces types mon p’ti gar, c’est la crème de la crème dans le coin. C’est le 7e régiment de hussard, ou 7e si tu préfères. Ils sont l’atout le plus redouté à 80 lieux à la ronde et même les plus courageux des prussiens regretteraient d’être né en entendant la trompette du 7e. »





28 Décembre 1804


Il est très tôt, le soleil commence à peine à percé à travers la brume du matin. Le réveil ne devrait pas tarder à retentir et les hommes à se lever. J’écris de manière si matinale, car je n’ai pas pu m’empêcher de repenser à ce que j’ai vécu ces derniers jours durant la nuit. Ce qui m’est le plus revenue cette nuit, c’est la vision de ces cavaliers entrant dans le fort avec une telle prestance et une telle aura de bataille récemment terminée. Les paroles du garde ont également raisonnés dans ma tête une bonne partie de la nuit.

Il est aux alentours de 20 heure et j’écris à la lumière d’une chandelle. J’ai vécu une journée vraiment particulière et réellement spécial. Dès la levée, j’ai vu mes compagnons de tente se lever avec difficulté et enfiler leur uniformes puis sortir pour se mettre en rang. Je sortis donc péniblement moi aussi, tiré de mon écriture par les trompettes du fameux 7e semble-t-il, du fait qu’à peine j’étais sortit et le drapeau planté à mes pieds que les cavalier du 7e étaient déjà en selle, prêt à la manoeuvre. Les officiers des différents régiments passèrent en revue leurs homes, les officiers du 7e semblaient avoir déjà terminé et discutaient avec ce qui semblait être le générale et tous semblaient préoccupés. Lorsque notre capitaine arriva, il était accompagné par le colonel du 7e. Il nous firent mettre en rang et le colonel du 7e prit la parole
« Soldats du contingent de Genève, en tant que grand officier, j’ai pour ordre de vous incorporer à l’armée en vous offrant vos couleurs, que vous aurez pour devoir de défendre, car elles on plus de valeurs que vos propre vie. Votre drapeau actuel ne vous sera donc plus utile et vous ne devrez plus vous y regrouper, dit il en confiant les couleurs à notre capitaine. » Suite à cette nouvelle, je partis ranger le drapeau sur mon hamac et ressortis en espérant que personne n’aie entrevu ma sortie, plus ou moins discrète. Cependant, ça n’a pas passé aussi inaperçu que prévu et à peine avais-je sortis la tête de la tente que je me retrouvais face à face avec le colonel du 7e. Il c’est adressé à moi avec un ton des plus glacial « Il fallait beaucoup d’audace pour tourner le dos à un supérieur ! Sachez que si j’étais votre supérieur direct, je vous aurais fait fusillé pour manque de respect envers un officier. Cependant, reprit il d’un air plus jovial, l’audace, tant qu’elle ne devient pas témérité, est une qualité de choix pour un cavalier, et surtout pour un hussard. J’ai perdu plusieurs hommes dans la dernière escarmouche et je suis à la recherche de remplaçant pour ces pauvres hommes qui ont laissé leurs vies à ces satanés prussiens. Ma proposition vous intéresse-t-elle ? » Proposition effectivement très alléchante que je me suis empressé d’accepter, préférant m’essayer à autre chose qu’à la tension des tirs volant autour de ma tête et à la sensation d’une baïonnette plantée dans mon dos durant une mêlée.

Pour le reste de la journée, j’ai eu droit à un « rituel » de bienvenu qui a donné lieu à de multiples bleus et courbatures mais j’ai peu m’exercer à l’équitation, au maniement du sabre et l’entretient des chevaux. Une journée pleine de rebondissements et de découvertes en somme. Découvertes qui me seront sans doute utile, demain, nous faisons mouvement avec l’armée vers la Prusse.

Je venais de vivre le premier jour d’une recrue...

...le quotidien d'un cavalier



Voici le chapitre 3 de l'aventure de ce conscrit dans l'univers des guerres napoléoniennes enjoy :thummup:




Chapitre 3

Le Début d'une carrière

Du 29 Décembre 1804

Au 15 Janvier 1805


Contrairement à ce que je pensais, nous n'avons pas fait marche vers la Prusse. En effet, le colonel du 7ème régiment de hussard nous a expliquer que les tensions qui existait entre le Royaume de Prusse et l'Empire n'était du qu'à un seul et unique ennemis: l'Angleterre. C'est surement ce qui explique l'inquiétude que j'avais pu lire dans les visages du colonel et de son second lors de leur discussion avec le général. Nous nous sommes tout de même mis en marche, mais en direction du nord de la France, en direction des côtes du Nord-Pas-de-Calais.

Nous faisons route depuis plusieurs jours, et il m'est difficile de dire lequel nous sommes, n'ayant pas la possibilité, ni le temps, de m'acheter un journal dans les villes que nous traversons, surtout qu'en tant que jeune cavalier du régiment, je suis chapeauté par des vétérans, dont un adjudant fameux pour ses techniques de combat, et ils ne tolèrent aucune incartade à la charte disciplinaire du régiment et de notre escadron. Malgré tout, le chemin à parcourir me permet d'en découvrir chaque jour un peu plus sur ce régiment qui m'a accueilli, moi, citoyen de la république de Genève, et conscrit projeté sans expérience dans se monde. En discutant avec mon adjudant, surnommé "Loki50" car il maitrisait plus de 50 technique de combat assurément mortelle, selon certains cavaliers, pour ses adversaires, mais qui étaient fortement basé sur la chance, déroutante, de l'adjudant. Il m'a expliqué que notre colonel, un parisien, révolutionnaire de la première heure, avait pour nom "Bastien" et qu'il aurait perdu son second, un certain "Roland", lors de la fameuse bataille que le régiment avait mené avant que je m'en ébahisse dans le fort au Nord de Colmar et qui n'avait pas encore trouvé de replaçant.

Nous sommes en marche depuis près d'une semaine et demie, et approchons de notre objectif: le camp de Boulogne. J'ai pu entendre des rumeurs dans les villes et villages avoisinant. Il semble que l'Empereur des Français aie prévu une stratégie des plus, disons, fine: lever un immense armée et envahir la Grande Bretagne. Je me demande bien si "l'Empereur" souhaite que ses hommes se déplace en crwal ou en brasse avec ou sans leur équipement sur le dos, vu la quantité de navires qui ont été saisis en mai 1803, si je ne m'abuse, et ceux perdu aux quatre coin des mers qui mettront des mois à arriver jusqu'ici, et m'est d'avis que l'Angleterre ne restera pas sans rien faire durant des années avec une marée de soldats français, chaque jours plus nombreux, qui s'apprête à déferler sur ses côtes.

Nous voilà enfin arrivé au camp de Boulogne. Les membres de notre escadrons ont eu droit à une permission pour les jours qui viennent, en récompense de l'exemplaire discipline dont nous avons fait preuve. Comme quoi, se conformer a la charte disciplinaire n'a pas que des désavantages. Un journal acheté dans un village proche, j'ai pu lire que nous étions le 7 janvier 1805. Il semblerait aussi que la France entière soit entrain de se mobiliser pour l'opération d'invasion de l'Empereur.

Nous sommes le 10 janvier 1805 et, a mon grand étonnement, le colonel m'a convié sous sa tente pour me remettre ma sabretache, signe de mon intégration officielle dans le 7eme régiment de hussard en tant que Cavalier. Il donna une notion presque sacrée à ce
"rituel" avec ces quelques mots :" Par cette sabretache, marqué du chiffre salvateur de notre régiment, celui qui, de tout temps fit, fait et fera trembler les ennemis de la France, je te faits cavalier et ainsi membre officiel du 7eme Régiment De Hussard.". J'avoue avoir ressenti une certaine forme de fierté lorsque que je vis les autres cavaliers me voir, portant un nouveau symbole de mon serment envers la France. Je me demande cependant, où tout ceci pourra me mener...

Il est très tard lorsque j'écris ces quelques lignes, nous sommes le 14, ou le 15, je ne puis le dire. Mes camarades de tente m'ont plusieurs fois demandé, plus ou moins gentiment et plus ou moins en menaçant de bruler mes écrits, raison de plus pour éteindre la chandelle. Malgré ce que l'on dit du Nord, la nuit est relativement douce pour janvier. Revenons à mon idée principale. Depuis la dernière fois que j'ai écrit, il se sont passé de nombreuses choses, dont plusieurs duel que j'ai pu remporté face des adversaire de qualité. Mais après tout, fallait-il laisser des péquins mangeur de choucroute s’essuyer les pieds sur l’uniforme du 7e Hussards ? je ne sais pas comment mes supérieurs prendront ces duels pour l'honneur, mais c'est à ainsi que j'espère vivre ma vie, dédiée à l'honneur, puisque je n'ai plus rien d'autre que ça, et mon anneau d'or.

J'ai ainsi reçu les premières cicatrices d'un cavalier...

...les souvenirs d'un vétéran





Voici le nouveau chapitre de mon rp, finit il y a quelques mois mais pas entièrement satisfait du boulot (donc retravaillé quand j'avais le temps). Il est maintenant là, j'espère que vous apprécierez ce petit "cadeau de Noël" :congrats:



Chapitre 4

Le temps dure longtemps

Du 16 janvier 1805

Au 25 janvier 1805



Une nouvelle journée c'est terminée depuis la dernière fois que j'ai pu toucher mon journal de se fusain. J'ai pris l'habitude de griffonner de petites notes de ci de là, au fil des jours pour ne pas oublier ce qui se survient. En effet, les jours se suivent et se ressemblent au camp de Boulogne: la levée se fait aux aurores et au son du clairon, les repas sont frugaux, les entrainements intensifs et les couchés tardifs, ce qui me laisse souvent trop peu de temps et/ou de force pour me mettre à l'écriture d'une page ou deux. Je profite donc des rares permissions qui nous sont offertes pour conserver en vie un peu de finesse et de raison dans ce monde où tout ne semblent hurler qu'à la guerre et, par conséquent, à la mort de milliers d'hommes tel que moi…
Oh, on nous rendra des honneurs, c'est sûre, par exemple
"Gloire à tous les braves qui ont périt en se jour pour permettre la victoire de la France…" et ainsi de suite. Le genre d'hommes à qui l'on rend hommage, mais dont, au final, personne, et surtout pas l'Histoire, ne retiendra le nom alors que c'est nous qui sommes la Guerre ! Nous qui sommes l'instrument des Victoires ! Nous qui conduisons quelques paresseux aux épaulettes dorées aux Triomphes ! De la même manière que l'on ne peut ne peu tuer sans l'outil adéquat, l'on ne peut mener une guerre sans armée et quel armée sommes nous ? Non, mieux qu'est-ce qu'une armée ? Un amas sans nom de pions sans cervelle que l'on entraine comme des animaux à tuer d'autres pion sans cervelle, entrainé comme des animaux également, qu'ils n'ont jamais vu et qui auraient pu être les meilleurs amis du monde, mais qui s'entre-tuent pour le plaisir, le désir et le bon vouloir de quelques un ! Mais que sommes nous bon Dieu, ne sommes nous pas des…



J'ai pris plusieurs minutes pour me calmer après ces quelques lignes, mon fusain commençant à transpercer la page sur laquelle j'écrivais et mes pensée résonnant si fort qu'une sentinelle passant par là crut à une bataille pour un pichet de vin… Bref, reprenons le cour de mon écrit avant que je ne sombre dans l'anti-militarisme le plus total. Ha oui, les jours en tout points semblable et mes petites notes éparpillées. La plus part de ces notes ne sont que de petites boutades sans grande importance, mais ayant un certain humour par fois. Je peux résister à l'envie d'en poser au moins ou deux sur le papier, histoire de les conserver.

En voici une particulièrement sympathique: ça devait être le 20 ou le 21 janvier, le papier ayant un peu souffert de l'humidité, ce n'est plus très lisible. Bref, nous étions à l'entrainement, je m'entrainais à l'épée avec un camarade, d'ailleurs très habile à son maniement, lorsque qu'un cavalier, un peu trop sûre de lui, c'est approché de nous et a débuté un exercice des plus, disons, mal avisé. En effet, cet hurluberlu a très fortement vanté ses capacités de cavalier, tant dans la maîtrise que dans la vitesse de son cheval. Cet homme n'étant pas membre de notre régiment mais fanfaronnant pareillement, mon camarade de sabre eu un éclaire de génie, ou une chance de tous les diables: il reprit sont duel avec moi et, trois ou quatre coups plus tard, voyant que le paon habillé de bleu et d'un brun douteux regardait ailleurs, fit virevolter sa lame pour que le côté viennent frapper fortement l'arrière train de la monture de notre fanfaron. Ceci résultat en une réaction immédiate du cheval qui, prit de panique, partit au galop en direction de nos écuries. Le cavalier, apparemment vissé sur sa selle, fit la douloureuse expérience de sa botte projetée à vitesse de charge sur une poutre et de sa personne catapultée dans un tas de fumier. Sa belle veste bleu fut complètement encrassée, alors que ses bas ne changèrent que peu de couleur. Il hurla de la douleur que lui infligeait son orteil et maudit son cheval qui était entrain de s'enfuir, de sorte que tout le camp puisse l'apprécier. Je ne me souviens plus des mots exa, mais il en résultat un cris bestial "REVIENS ICI PUTAIN DE MAUDIT CHEVAL !!!" Il fut cependant arrêté dans ces hurlements par moi même et mon compagnon de combat qui, d'une voix sévère mais douce, lui exposa d'un air biblique
"Dieu a dit "Face aux 7e hussard, point tu ne fanfaronnera, ou leur courroux tu subiras"", ce à quoi son interlocuteur, pataugeant dans la fange, répondit par moult injures et jurons. Mon bon camarade lui répondit en s'en allant "Le 7 est Dieu et tout ce que dit le 7 est dit par Dieu, mécréant aux bas à l'image de ton honneur !"
Ce n'est que quelques jours plus tard que j'ai appris le nom de cette homme. Il m'a cependant demandé de ne le nommer que "L." si c'était nécessaire, au fil de mes pages. Ceux qui le connaissent ou l'ont connus le reconnaitront sans doute. Un bien étrange personnage que cet homme à la foi aussi tranchante que sont sabre dans ce monde nouvellement athée.





Une page c'est tournée, au littérale comme au figuré dans mon histoire de soldat. En effet, nous avons passé il y a quelques jours le cap d'un moment tout particulier pour moi. Ce fameux tournant, le 25 janvier, fut une nouvelle étape dans ma "carrière" militaire. J'ai été fait Brigadier à la suite d'une réunion de l'Etat-Major du régiment. Ce fut un grand moment ! En effet, la majorité du temps ces réunions ne semblent être qu'à des fin purement logistiques et administratives, mais aujourd'hui, ils m'ont dit que j'étais prêt. Prêt à passer à l'étape supérieur, que cela concerne les responsabilités qu'entrainaient mon nouveau grade ou la maturation dont j'avais fait preuve en temps que cavalier. Le conseil, toujours dirigé par le colonel Bastien, me fit remettre mon nouvel uniforme. Une fois revenu dans ma tente, je fus pris de l'envie d'essayer mon nouvel habit. En l'enfilant pour l'essayer, une lettre tomba de la manche droite. Je me penchais pour la ramasser, l'ouvris et la lus :




En cette journée du 24 janvier 1805, nous, sous signé, attribuons par la présente au cavalier ….., membre du 7ème régiment de hussard de son altesse l'Empereur des Français Napoléon Bonaparte, le grade de Brigadier au sein du second escadron auquel il était dors et déjà assigné et dans lequel il continuera de servir dignement, avec force et courage. La France, votre Empereur et votre régiment vous honorent de cette position.

Protégez vos frères, vos camarades et votre foyer par le fer.

Pour la France, votre régiment et vos supérieurs, soyez prêt à donner votre sang

Battez vous avec courage et rappeler vous votre devise d'Helvète : Vaincre ou mourir bravement, vos actes devront y faire honneur

Soyez digne de votre nouveau grade par le fer, le sang et l'honneur.

Pour la liberté, l'égalité, la fraternité et la France

Signé

Le conseil d'Etat-Major du 7ème régiment de Hussard de sa majesté l'Empereur des Français





Je l'ai recopiée ici en plus de la cacher entre ces pages pour être sûr de la garder en lieu sûr et d'en posséder un exemplaire, ne serait-ce que pour toujours savoir où la trouver. Après la lecture de ma lettre de promotion, j'ai également découvert, dans l'une des poches de mon nouvelle uniforme, une petite lettre ou plutôt, un petit carré de papier. Il était écrit dessus :




Il se dit beaucoup dans l'armée, que l'on ne s'engage pas dans le 7e pour faire carrière. Ce proverbe c'est plutôt vérifié au cour des années. Cependant, c'est dans ce genre de cas où les hommes vraiment talentueux et exceptionnels peuvent se révéler dans toute leur splendeur. Votre cas n'est pas le premier que je rencontre et vous me semblez promis à un bel avenir. Arborez fièrement votre nouvel uniforme Brigadier, il se peut que vous ne le gardiez pas aussi longtemps que vous le pensiez.


Amicalement, C.B.




J'ignore encore qui est se mystérieux C.B., ni même dans quel sens je ne devrais pas garder longtemps cet uniforme. mais son identité et ses intentions se dévoileront en temps voulu, j'en suis sûre. C'était une période très peu mouvementée pour le régiment, mais grandement pour moi. Je ne suis là que depuis quelques semaines et pourtant, je me retrouve là où j'en suis. Espérons que tout aille pour le mieux dans les semaines qui viennent. Qu'est-ce que je dis ?! je trépigne d'impatience de retourner à l'entrainement, maintenant que je constate que le travail paie ! Chaque goute de sueur qui coulera de mon front, je les dédieraient à ceux qui ne sont plus là ainsi qu'à tous ceux dont l'anneau se trouve dans mon bagage !

Je le jure sur mon âme, ma terre, mon amie et mon propre anneau, pour eux, je me lancerai corps et âme dans les défis qui m'attendent et je survivrai ! Je ramènerai ces anneaux à ceux à qui ils sont destinés et je passerai le mien au doigt de ma chère et tendre à mon retour ! Que Dieu bénisse l'Hélvétie, que toi, OH Seigneur, accorde ton secoure au beau pays que mon coeur aime, ainsi qu'à tous ces habitants. Permet moi de vivre jusqu'au jour du retour et fait en sorte que ce dernier baiser ne fût pas celui des adieux, à l'image de mes ancêtres.

Je viens de formuler les premières promesses d'un brigadier bien portant…

…les derniers remords d'un soldat agonisant





Par Mat

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